À l’automne de 2012 a été fondée à Sirach une association dénommée « La Font de Sirach ». Présidée par Suzanne Pahisa, cette association « a pour objet de réunir tous les « Sirachaires » (Sirachois et Sirachoises) afin de perpétuer les us et coutumes du village, de conserver les traditions et les mettre en valeur, de préserver, enseigner le catalan de nos anciens afin que nul mot ne meure, de célébrer la mémoire des personnes, des choses et des lieux ».
Contrairement à ce que l’on a tendance à penser, Sirach n’est pas un hameau de Ria. Notre commune de Ria-Sirach est en effet issue de la réunion en 1822 de deux villages ayant chacun sa personnalité. Cette personnalité se traduisait au fil des temps par des coutumes particulières comme celle du rostalà au moment du Carnaval. Les fêtes votives particulières à Sirach sont la Trinité en juin et la Saint-Clément en novembre. Jusqu’à la fermeture de l’école de Sirach en 1962, chacune des deux communautés a vécu son originalité. Pour un rianais, aller à Sirach se disait « anar a Andorra ».
Aujourd’hui, les sirachaires de souche ou d’adoption veulent faire renaître l’âme du village, endormie dans les dernières décennies avec la disparition des anciens, l’effacement de la langue catalane, la dispersion des jeunes aux quatre vents pour la recherche d’emploi et la venue de nouveaux habitants.
La renaissance du Carnaval et de son rostalà ce printemps a montré que l’âme de Sirach avait juste besoin d’être réveillée pendant que la Font continue, encore et encore, à couler.
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