Editorial :
Notre association a maintenant un peu plus d’un an d’existence. Au cours de l’année 2013, nous avons organisé avec succès le Carnaval avec la reprise de la tradition strictement sirachaire du rostalà, la fête votive d’été de la Trinité, le vide-grenier et la fête votive d’hiver de la Saint Clément. Chacune de ces manifestations a connu un bon succès avec la participation de nombreuses personnes du village et d’ailleurs.
Mais encore nombreux sont les habitants du village qui n’ont pas pris leur place dans
l’association et participé avec nous. La prochaine rencontre conviviale se fera autour
d’une activité qui reste dans la mémoire des anciens comme une occasion de partage : la matança del porc (le sacrifice du cochon cf ci-contre).
Le 8 février prochain nous tuerons donc le cochon à Sirach suivant la tradition. Nous partagerons un repas convivial préparé par nos membres avec une ollada (prononcer ouillade) précédée d’un entrée et suivie du fromage et d’un dessert. Chacun apportera son couvert (assiette creuse). La participation est de 15 € et il faut s’inscrire auprès de Suzanne avant le 5.
Nous invitons tout le monde à participer et en profiter pour adhérer à l’association (bulletin cidessous). Et il n’est pas trop tard pour souhaiter à tous une Bonne année. Bon any doncs i Fins aviat.
Le bureau
La matança del porc :
Comme un peu partout en France et ailleurs le cochon a été une base d’alimentation carnée incontournable pendant des siècles. Elevé dans chaque maison, le cochon est sacrifié dans les premiers jours de l’année. L’hiver est propice à la préparation et à la conservation de la viande. De maison en maison, le sacrifice réunit les parents et amis. Le cochon est saigné (degollat) couché sur la pastera ou trull par le mataporcs, le plus souvent un homme du village qui sait faire. Une personne est dévolue à remuer à la main le sang qui coule pour ne pas qu’il coagule. Une sanquetta mêlant le sang du cochon à une persillade pourra être frite et prise alors comme petit déjeuner. Le cochon est ensuite ébouillanté dans la pastera puis gratté pour le débarrasser de ses poils. Il est ensuite agenouillé sur la pastera retournée et ouvert par le dos. C’est l’occasion d’envoyer un enfant ou un novice chercher un morceau de charbon ou un crayon pour tracer le trait de coupe. Puis il est découpé (estrocejat) tandis que les boyaux sont lavé sous la direction de la botiffarraira qui dirigera la confection des boudins (botifarres), des pâtés, de saucissons. Les têtes et abats sont mis à cuire dans le chaudron (parol) où seront cuits les boudins. Les jambons (cambajons) et épaules sont ensuite salé et poivrés et mis à sécher dans le saloir. La colonne vertébrale (l’espinada) est coupée en morceaux et mise au sel. Le bouillon des boudins (brau boffat) est largement partagé .
Et si vous voulez en savoir plus, rendez-vous le 8février prochain pour échange et participer.
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